Metz : un cimetière médiéval et une fosse de 65 corps sous Sainte-Blandine
À Metz, des fouilles archéologiques ont mis au jour un cimetière médiéval et une fosse commune de 65 corps sur le site de l'ancien hôpital Sainte-Blandine.
Camille Wagner · · 2 min de lecture
Entre 2025 et 2026, des fouilles archéologiques menées en plein centre-ville de Metz, sur le site de l'ancien hôpital Sainte-Blandine, ont mis au jour un cimetière médiéval du XIIIe siècle ainsi qu'une fosse commune réunissant au moins soixante-cinq corps, selon les informations révélées par actu.fr le 11 octobre 2026.
Un cimetière attaché à l'hôpital Saint-Nicolas
Selon actu.fr, les agents du service d'archéologie préventive de l'Eurométropole de Metz ont identifié un cimetière du XIIIe siècle, vraisemblablement rattaché à l'ancien hôpital Saint-Nicolas qui occupait autrefois ce secteur du centre-ville. Les sépultures se sont révélées particulièrement nombreuses sur la zone fouillée. « Les sépultures sont nombreuses et leur densité entraîne de fréquents recoupements entre les inhumations », rapporte actu.fr.
Les fouilles se sont étendues à plusieurs abords du site, entre la Place d'Armes, près de la cathédrale Saint-Étienne, et le secteur du Champ-à-Seille, toujours selon actu.fr.
Une fosse commune de 65 corps, sans trace de violence
Parmi les découvertes les plus marquantes, les archéologues ont mis au jour une fosse commune contenant au moins soixante-cinq individus, hommes, femmes et personnes de tous âges confondus. D'après actu.fr, « malgré le caractère collectif de l'inhumation, les corps ont été déposés avec un certain soin ». Aucune trace de violence n'a été relevée sur les ossements. Les archéologues envisagent l'hypothèse d'un épisode épidémique survenu au XIIIe siècle pour expliquer ce grand nombre de décès, une piste qui reste à confirmer par des études complémentaires.
La maison d'une grande famille messine
Les fouilles ont également révélé les vestiges d'une maison ayant appartenu à Jacqueline Mortel, née Bauchoche, membre d'une famille patricienne de Metz, toujours selon actu.fr. Le bâtiment conserve notamment une porte surmontée d'un tympan trilobé ainsi qu'un décor peint, témoins du bâti civil messin d'avant l'époque moderne.
Un chantier de 169 logements qui ménage le patrimoine
Ces découvertes s'inscrivent dans le vaste projet de transformation de l'ancien hôpital Sainte-Blandine, fermé depuis plusieurs années, en 169 logements portés par Batigère Habitat, comme l'indique le site ICI. L'architecte du projet, Jean-Baptiste Hassler, explique vouloir conserver et mettre en valeur certains éléments mis au jour pendant les travaux : « Quand c'est quelque chose de vraiment significatif comme ça, on va essayer de trouver une mise en valeur avec un élément vitré, un rétro-éclairage pour donner à voir cet élément. » Un fragment de façade décorée, retrouvé lors des fouilles, sera ainsi intégré au futur ensemble immobilier derrière une paroi vitrée et un rétro-éclairage.
D'après le site ICI, le projet prévoit aussi la conservation des murs d'origine du couvent des Célestins, ainsi que la transformation de la chapelle historique en tiers-lieu culturel dédié aux arts et à la musique. Les travaux doivent s'achever en 2028.
Les analyses complémentaires sur les ossements et les objets mis au jour devraient permettre, dans les mois à venir, de préciser les hypothèses des archéologues sur ce pan méconnu de l'histoire médiévale de Metz.
Sources
- actu.fr, « Pourquoi des ossements datant de plus de 600 ans ont été découverts dans le centre-ville de Metz »
- ICI (ex France Bleu), « L'ex-hôpital Sainte-Blandine de Metz se transforme en logements, mais préserve son patrimoine historique »